Avec des taux aussi bas qu’en cette période, le nombre de demandes de crédit immobilier s’accroit. A cela s’additionne la concurrence féroce qui sévit entre les banques, qui donne donc un assouplissement des conditions du crédit. Si l’on combine ces deux facteurs, on obtient de plus en plus de prêts dits « à risques », c’est-à-dire contractés par des ménages qui pourraient ne pas rembourser leur crédit. Pour faire face à ce nombre toujours plus grand d’emprunteur à risques, la banque de France propose une mesure qui a déjà fait ses preuves dans d’autres pays européens : rendre l’apport obligatoire.

L’apport personnel est une somme d’argent déboursée par l’emprunteur à la signature de son crédit. Il est symbole de garantie financière pour la banque, qui voit en l’emprunteur une personne capable d’épargner, et avec des revenus assez conséquents pour pouvoir rembourser entièrement son crédit.

Pour le moment non-appliquée, cette mesure pourrait voir le jour si les outils aujourd’hui en place ne permettent pas l’enlisement du nombre de prêt non remboursés. Ces outils sont entre autres :

 

  • Le taux d’usure, qui empêche les banques d’accorder aux emprunteurs des crédits à des taux excessifs
  • Le ratio prêt revenu, qui est un plafond du montant à emprunter, basé sur un nombre d’année de revenus.